Les technos montréalaises sont en feu! Dans ce concert de mauvaises nouvelles concernant le prix du pétrole, la croissance économique canadienne et ce genre de choses, il semble de bon ton de préciser que, non, ça ne va pas mal partout en ce moment. En tout cas, pas à Montréal, où les technos semblent rouler à fond de train. Dans le Fast 50 canadien de 2007, on retrouve six entreprises montréalaises: Airborne Mobile, qui se spécialise dans le divertissement mobile (et qui, si j'ai bien vu, serait partiellement rachetée par un important opérateur japonais), Radialpoint, anciennement Zero Knowledge, qui n'est pas une petite pointure elle non plus, ayant comme clients des grosses boîtes comme AT&T, Bell, Verizon et Vidéotron, Nstein Technologies, qu'on connaît bien, DTI Software, qui se spécialise dans les jeux vidéo et le divertissement interactif pour les avions commerciaux (et qui possède plus d'une cinquantaine de lignes aériennes comme clients), A2M et Oceanwide, qui révolutionne le transport maritime grâce à la magie d'Internet. Du côté de Techno Montréal, l'organisme qui chapeaute l'industrie des TIC dans la grande région métropolitaine, la responsable des communications et son directeur général, Mme Céline Clément et M. Pierre Root, ont cogité un brin et m'ont refilé les noms d'OmniGlobe Networks, dont la formule d'accès à Internet combinant Wimax et satellites a été primée par la Banque mondiale, Odesia, une PME qui prend plutôt des allures de multinationales avec ses 240 employés et ses bureaux à Montréal, au Mexique et en Europe, Objectif Lune, qui conçoit des logiciels d'impression sur demande, semble-t-il, et IBWave, qui se spécialise dans les solutions sans fil d'intérieur (pour les tours à bureau, par exemple). Enfin, du côté de l'Alliance Numérique, où on a donné un petit coup de fil pour essayer de trouver la perle rare du secteur du multimédia, on hésitait fortement entre DTI Software et Tribal Nova. Celle-ci fait dans les plateformes en ligne et interactives pour les jeunes. Et par jeune, on veut dire très jeune: de 3 à 12 ans. À l'heure actuelle, toutes ces entreprises affichent une croissance accélérée. Je regarde seulement du côté d'Odesia, qui vient de publier les résultats de son premier trimestre 2008: chiffre d'affaires en hausse de 65 %, à 4,2 millions de dollars. Fondée en 1998, Odesia possède plus de 240 employés. Ses opérations au Mexique sont le résultat de l'acquisition d'une entreprise là-bas. C'est d'ailleurs le trait commun de toutes ces entreprises: elles font affaires à l'étranger, certes, mais elles font aussi des acquisitions à l'étranger (comme quoi ça marche dans les deux sens). Elsa Lebey, VP d'OmniGlobe Networks, me disait en d'autres mots que c'est le genre de geste qu'il faut poser pour acquérir une expertise qu'on ne possède pas localement. OmniGlobe a mis la main sur une entreprise anglaise afin de mieux connaître le secteur des satellites, un outil stratégique pour qu'elle puisse s'attaquer au marché asiatique et africain. Ce matin, pour féliciter l'entreprise, la Chambre de commerce de l'Ouest de l'île a remis le Prix 2008 - Marché à l'extérieur du Québec à OmniGlobe Networks. L'entreprise, fondée en 2004, est présente dans plus de 70 pays à travers le monde, ce qui est plus que son nombre d'employés, en fait. Mme Lebey ajoute que d'autres bonnes nouvelles s'en viennent. OmniGlobe Networks et Odesia ne sont pas seules dans cette situation. Ça semble bien aller pour toutes les entreprises mentionnées ici. Ça fait changement des mauvaises nouvelles... Publié par Alain McKenna le mercredi 11 juin 2008 à 16H48 |
| Nouvelles Juillet 2008 |
